ULM
Union des Locataires Marollienne
lundi 16 janvier 2012
Les Occupants du GESU : appel à dons
Rue de la Prévoyance 56 - 1000 Bruxelles
Tél: 02/512 87 44 GSM : 0486/90.81.64 et 0483/015.895
ulmarolles@yahoo.fr
http://ulmarolles.blogspot.com
N° de compte : 635-4466301-84
Bruxelles, 16 Janvier 2012
Madame, Monsieur,
Concerne : les Occupants du GESU : appel à dons.
Notre association accompagne un groupe de familles (140 personnes dont 60 enfants) qui occupent depuis 2 ans l’ancien couvent du Gesù à 1210 Bruxelles (2, rue Traversière). Le 26 Octobre 2011, une convention d’occupation à titre précaire a été signée devant Monsieur Le Juge de Paix de Saint-Josse-Ten-Noode avec l’accord du propriétaire.
Diverses nationalités, catégories d’âge et de métiers se côtoient au Gesù. Seule une minorité des habitants a un travail ou une aide du CPAS. La plupart n’a droit qu’à l’Aide Médicale Urgente. Des besoins fondamentaux doivent ainsi être assurés :
- aide alimentaire, médicaments, aides sociales ponctuelles…
- maintenance du bâtiment (réparations, entretien, coordination des travaux,…)
- sécurisation (réceptionniste à l’entrée jour et nuit)
- accompagnement social des habitants (renforcer l’équipe actuelle qui ne se compose de 2 AS à mi-temps)
- repas scolaires des enfants (50 € par enfant/mois)
- animation (organisation d’activités favorisant la cohabitation et la solidarité)
- payement des charges (eau, gaz, électricité).
CHARGES par an
Réserve travaux et entretien 30.000,00 €
Interprète slovaque à 1/3 temps 14.000,00 €
Réceptionniste 24h/24 30.000,00 €
Réceptionniste 24h/24 30.000,00 €
Réceptionniste 24h/24 30.000,00 €
Accompagnement social 2 temps plein 60.000,00 €
Coordinateur de travaux et entretien 1 temps plein 30.000,00 €
Animations (fêtes, visites guidées, excursions…) 10.000,00 €
Aides sociales ponctuelles 10.000,00 €
Charges eau, gaz, électricité 60.000,00 €
Repas scolaires 20 enfants 12.000,00 €
TOTAL 286.000,00 €
En vous remerciant d’avance pour votre précieuse aide, nous vous prions de recevoir, Madame, Monsieur, nos sincères salutations.
Pour l’ULM,
Jacques VAN DER BIEST, Président
jeudi 27 octobre 2011
jeudi 10 juin 2010
mardi 1 juin 2010
DE LA PLACE MORICHAR AU GESU : BILAN D’UN AN D’OCCUPATION D’IMMEUBLES VIDES
Un an plus tard, après deux expulsions et un déménagement forcé, les occupants sont toujours bien là et vous invitent à partager avec eux le bilan de ces occupations dans le lieu qu’ils habitent actuellement : le couvent du Gesù.
Conférence de presse
Ce mardi 8 juin 2010 à 11h00
au Gésu, 2 rue Traversière à 1210 Bruxelles
Tram : 92 et 94, Métro : Botanique.
lesoccupants@yahoo.fr, ulmarolles@yahoo.fr, ulsaintgilles@yahoo.fr, Contact : Sarah 0485/97.40.41
lundi 8 février 2010
Occupations Morichar, Belliard, Stassart, Gesu
mardi 8 septembre 2009
Appel à la mobilisation: Conférence de presse le mercredi 9 Septembre 2009 à 14h
CONFERENCE DE PRESSE LE MERCREDI 9 SEPTEMBRE 2009 A 14H00
30 PLACE MORICHAR A SAINT-GILLES
MENACE D´EXPULSION
Les occupants du 29-33 place Morichar à Saint-Gilles (Bruxelles, Belgique) se sont vus signifier ce vendredi 28 août 2009 par un huissier de justice l'ordre d'évacuer le bâtiment dans les 48 heures. Cela fait donc une semaine que la police est susceptible de débarquer à tout moment. Face à cette situation nous lançons un appel urgent pour une mobilisation et une conférence de presse dans le bâtiment ce Mercredi 9/9 à 14h00.
Pour rappel, l'immeuble de la p lace Morichar (l'ancien bâtiment des impôts de Saint-Gilles) est occupé depuis le 11 mai 2009 par des familles soutenues par plusieurs associations et collectifs défendant le droit au logement. Cet immeuble appartient à la société Al Sabah Trust Company, basée au Panama.
Depuis, environ 120 personnes dont 54 enfants (la plupart inscrits dans les écoles de la commune) y vivent. L´immeuble est occupé par une majorité de familles (dont beaucoup de femmes seules avec enfants), quelques personnes seules et des associations (avec grandes salles de réunion, un atelier collectif d'artistes, etc.).
Cette occupation présente plusieurs caractères exceptionnels:
- Des décisions prises en assemblée générale par les occupants eux-mêmes ;
- Une cohabitation harmonieuse entre les catégories d'occupants et les différentes communautés;
- Une infrastructure bien adaptée aux besoins des familles (eau, électricité, chambres saines, spacieuses et lumineuses);
- Toutes les garanties de sécurité et d'hygiène (un rapport officiel du service d'hygiène de la commune en témoigne);
- Des activités organisées pour les enfants (avec des intervenants extérieurs comme des troupes scoutes);
- Une riche vie sociale et associative: deux mariages y ont déjà été (dignement) fêtés il y a deux semaines!- Une solida rité active entre les habitants ;
- De multiples marques de soutiens de l´extérieur (dons de meubles, vêtements, jouets, livres... e.a.).
Ce caractère a été reconnu tacitement par les autorités puisque la police de Saint-Josse et de Bruxelles elles -mêmes se sont présentées en mai dans l'immeuble pour nous prier d'accueillir des personnes sans logement (dont un famille de 7 enfants à la rue), et que début juillet FEDASIL nous a prié d'accueillir pendant un week-end 37 personnes qu'elle ne pouvait loger elle-même faute de locaux. Le Service de Prévention de Saint-Gilles nous a également demandé d´accueillir des familles particulièrement fragilisées (femmes et enfants handicapés, sans logement ou habitant, par exemple , dans une cave sans fenêtre).
La crise du logement est telle dans la région que les habitants de la place Morichar seraient littéralement à la rue en cas d'évacuation. Cette évacuation est d'autant plus absurde et inhumaine qu'elle ne se justifie par aucun caractère d'urgence ou de danger. A ce jour en effet, les projets de réhabilitation restent embryonnaires et la seule convention existante n'a été signée par aucune des parties.
Nous rappelons que nous agissons au nom de la dignité humaine et que l'article 23 de la Constitution Belge reconnaît le droit à un logement pour tous. A ce propos nous avons rencontré le chef du cabinet du Secrétaire d´Etat au logement qui affirme que les autorités publiques pourraient soutenir une "initiative d´occupation à titre précaire de bâtiments publics vides" (cf point 6 chapitre 2 de la déclaration gouvernementale).
Nous sommes effectivement en situation précaire puisque expulsables en permanence. Depuis l´ordre d´évacuation du 27/08, nous continuons les démarches pour trouver de nouveaux sites mais nous ne pouvons nous résoudre à nous retrouver à la rue. Nous avons besoin de temps, une expulsion immédiate par les forces de l´ordre n´est pas la solution.
La société actuelle est le reflet d'une époque ou la spéculation (dans ce cas immobilière) pour le profit importe plus que la vie et la dignité de centaines de personnes. Nous nous devons donc d'agir de manière concrète pour que cette évacuation n'ait pas lieu. Les tractations sont en cours, un rendez-vous est prévu avec Mr Charles Picqué le 10/9, mais d´ici là, il est primordial de gagner en légitimité et nous appelons toute personne concernée à nous rejoindre.
Venez nous soutenir et particip er à une conférence de presse ce mercredi 9/9 à 14h00 dans le bâtiment occupé de la place Morichar.
Merci d'avance.
Les Occupants de la place Morichar.
Jacques van der Biest.
jeudi 25 juin 2009
Le droit au logement débattu une autre fois
Elle n’est pas encore dans les « vidéos stars » de Dailymotion (1), mais des associations de défense pour le droit au logement la diffusent à l’envi. On y voit le président du CPAS de la Ville, Yvan Mayeur (PS), enjoignant vertement certaines associations à quitter l’antenne sociale du CPAS, où s’est tenue, mardi, une réunion d’information à destination d’habitants de l’îlot Pavie-Louvain-Carrousel, qui fait l’objet d’un projet de démolition/rénovation porté par le CPAS et la Sabh (Société anonyme bruxelloise des habitations).
« Les associations ont été priées de déguerpir comme des malpropres », explique Inter-Environnement (IEB), dans un communiqué. « Ce n’est pas une réunion d’Inter-Environnement, clame Yvan Mayeur, sur les images. Je suis prêt à parler avec vous, mais nous sommes dans une antenne sociale et je n’ai pas à discuter de situations individuelles devant vous », se justifie-t-il, avant de leur indiquer la porte. Seul le représentant de l’association Quartier Nord, Mohamed El Morabit, à l’initiative de la réunion, a été autorisé à rester. Le syndicat des locataires, le Front commun des SDF, l’Union des locataires marollienne, IEB, et l’Onhu « dénoncent l’attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi (NDLR : la présidente de la Sabh) », et rappellent le but de leur présence : pas d’expulsion sans relogement ; pas d’augmentation de loyer ; …
Yvan Mayeur était injoignable mercredi. Pour Emmanuelle Halabi (CDH), les associations expulsées ont joué « un rôle d’agitateur » – elles auraient poussé un locataire à ne pas accepter d’être relogé pour le même prix dans un appartement rénové – alors que le CPAS et la Sabh rencontraient les habitants pour leur expliquer les conditions d’accompagnement et de relogement qu’ils proposent. Elles seront précisées lors d’une prochaine réunion.
(1) www.dailymotion.com : « Yvan le terrible »
http://archives.lesoir.be/bruxelles-yvan-mayeur-deloge-des-associations_t-20090625-00NTEX.html
mercredi 24 juin 2009
Pas d’expulsion sans relogement…
CONFERENCE DE PRESSE
VENDREDI 26 JUIN 2009
A 10H00
AU PARLEMENT FEDERAL
21, RUE DE LOUVAIN
1000 BRUXELLES (METRO MADOU)
(SALLE DE LA ROTONDE)
Pas d’expulsion sans relogement…
Le 26 mai 2009, la justice de paix du 3ème canton de la Ville de Bruxelles condamnait une Société Anonyme (dont la majorité des parts est détenue par les Pouvoirs Publics, Ville et CPAS de Bruxelles) à reloger son locataire qu’elle voulait expulser.
Fort de cette jurisprudence, les associations participantes vous transmettront ce vendredi, toutes les pièces de cet important jugement et vous présenteront leurs revendications.
Des familles sous le coup d’une expulsion seront également présentes à la conférence de presse.
Pour les associations : ONHU, Syndicat des Locataires, Front Commun des SDF, Union des Locataires Marolienne, CGAM.
Contact : Thierry Balsat 0487 631 713 – José Garcia 0473 715 482
mardi 23 juin 2009
Yvan : « Le Meilleur en expulsion… »
Communiqué de Presse.
Yvan : « Le Meilleur en expulsion… ».
Plusieurs associations de défense pour le droit à un logement décent ont été priées de déguerpir ce mardi 23 juin 2009 comme de vulgaires malpropres des locaux du CPAS de la ville de Bruxelles sous l’injonction du président du CPAS de la ville de Bruxelles Monsieur Yvan Mayeur dans le cadre d’une négociation de relogement des locataires de l’îlot Louvain à Bruxelles.
L’îlot Pavie-Louvain-Carrousel fait l’objet d’un projet de démolition/rénovation porté par la SABH et le CPAS de la Ville de Bruxelles, et financé par des subsides régionaux. Cette subvention publique oblige notamment le propriétaire à reloger les locataires, non à les expulser, comme cela a été tenté, en vain, par la SABH. Une récente décision (18 mai 2009) de justice de paix du 3ème canton de la ville de Bruxelles a en effet condamné le propriétaire à reloger une de ces familles sous le coup d’une expulsion. A la suite d’une interpellation publique du secteur associatif et des habitants de l’îlot au Conseil Communal de la Ville de Bruxelles, en date du 18 mai 2009 (qui avait pour objet de demander l’arrêt des expulsions et la garantie de relogement de chaque locataire actuel à des loyers conformes à leurs faibles revenus avec la possibilité de revenir habiter sur place), Monsieur Yvan Mayeur (CPAS) et Madame Halabi (Présidente de la SABH) proposèrent une rencontre à l’antenne du CPAS sise rue Van Campenhout, 16 ce mardi 23 juin à 10h00 du matin. La rencontre était organisée par une association de défense de locataires.
La réunion dérapa très rapidement sitôt les questions de fonds posées, tantôt par certains habitants, tantôt par une des associations présentes à la négociation. Echaudé par la pertinence des revendications et conforté par le silence de la présidente de la SABH, Madame Halabi, le Président du CPAS, Monsieur Mayeur, revendiqua qu’il était seul maître à bord et que ses positions ne souffraient aucune contestation. Il décréta subitement persona non grata toutes les associations présentes à la négociation et menaça ces dernières de les faire expulser par les forces de l’ordre si elles ne quittaient pas les lieux.
Le Syndicat des locataires, le Front Commun des SDF, l’Union des Locataires Marollienne, Inter Environnement Bruxelles et l’ONHU, dénoncent aujourd’hui l’attitude scandaleuse de Monsieur Yvan Mayeur et de Madame Halabi. Les propos tenus notamment par le Président du CPAS sont indignes d’un responsable politique ayant en charge l’aide aux personnes démunies.
Les associations étaient présentes à la demande des locataires et pour un dossier qu’elles suivent depuis maintenant deux ans.
Le but des associations était de veiller à ce que les droits des locataires soient respectés :
Pas d’expulsion sans relogement ;
Pas d’augmentation de loyer (ou adaptation raisonnable compensée par les ADIL, comme promis lors de l’interpellation au conseil communal)
Proposition négociée de relogement pour chaque locataire (et non imposée).
Possibilité pour ceux qui le souhaitent de revenir habiter sur place.
Contact : 0487 631 713
lundi 11 mai 2009
Action pour le logement - lundi 11 mai 2009
Suite à l’accentuation de la crise économique, de la crise du logement, de la crise financière, bref de la crise globale capitaliste qui touche les plus démunis, plusieurs familles mal logées ou sans abri ont décidé de passer à l’action en réquisitionnant un bâtiment public laissé à l’abandon depuis plusieurs mois à Saint-Gilles place Morichar. Il s’agit de l’ancien immeuble des contributions directes dont l’occupation de ce jour contribue ainsi directement à l’amélioration immédiate de nos conditions de vie.
Cela fait des années que l’on constate la pseudo impuissance du politique quand il s’agit de s’attaquer aux problèmes sociaux et sa toute-puissance quand il s’agit, comme aujourd’hui, de sauver le système capitaliste.
En ces temps de mascarade électorale, il est temps de rappeler que l’Etat a tout fait et continue de tout faire pour sauver les banques en balançant allègrement des dizaines de milliards d’euros, argent directement pompé, par l’institution des contributions directes (rappelons-le), dans le portefeuille de plus en plus troué et donc vide du contribuable. On nous répète à satiété qu’il n’y a pas ou plus d’argent pour les besoins fondamentaux des êtres humains, pour la santé, pour l’éducation, la culture, etc., rien pour augmenter les salaires ou les allocations sociales, rien pour le logement alors que des milliers d'immeubles vides sont à l'abandon et que 35.000 familles sont dans l’attente d’un logement social à Bruxelles, sans parler des sans papiers encore plus exclus que ceux qui ont le « bonheur » de jouir d’une existence légale.
Nos principales revendications à court terme sont :
Augmentation drastique des revenus du travail et de remplacement ;
Diminution et blocage des loyers ;
Pas d’expulsion sans relogement ;
Occupation des immeubles vides ;
Régularisation sans condition de tous les sans papiers.
Associations qui soutiennent cette action :
ONHU, CRER, Union des Locataires Marollienne, Union des Locataires de Saint-Gilles, Comité Général d’Action des Marolles, Collectif COLERe, Syndicat des Locataires et des étudiants en sciences sociales, …
Pour tout contact et info: 56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles - Tél./Fax: 02.512.87.44 - Email: ulmarolles@yahoo.fr.
Plusieurs familles mal logées, sans abri, ou futures sans abri ont décidé d’occuper ce bâtiment vide depuis plusieurs mois.
Ce bâtiment appartient à la Régie des Bâtiment ou aurait été vendu à la banque Fortis.
Toutes les personnes qui souhaitent habiter ici peuvent s’inscrire sur une liste d’attente :
A l’Union des Locataires Marollienne (56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles. Tél : 02/512.87.44). Le lundi de 9h30 à 12h00, le mardi et le jeudi de 13h00 à 16h00.
A l’Union des Locataires de Saint-Gilles (131 rue Berckmans à Saint Gilles. Tél : 02/538.70.34). Le mardi de 14 à 16h00 et le jeudi de 10h00 à 12h00.
Au Syndicat des Locataires (32 Square Albert Ier à Anderlecht. Tél : 02/524.40.25). Du lundi au vendredi de 9h30 à 12h00.
Une priorité sera donnée aux familles avec enfants.
mercredi 8 octobre 2008
Action pour le logement - lundi 27 octobre 2008 à 10h30
Le gouvernement belge, par l'intermédiaire de son ministre des finances Didier Reynders, débloque 16 milliards d'€uros pour sauver les banques et leurs actionnaires. Mais rien pour augmenter les salaires ou les allocations sociales, rien pour le logement alors que des milliers d'immeubles vides sont à l'abandon.
Pendant ce temps, Monsieur Reynders qui a la gestion de la "Régie des bâtiments" dans ses attributions ne daigne même pas recevoir des représentants des locataires.
DE QUI SE FOUT-ON??? PASSONS A L'ACTION!!!
Ce lundi 27 octobre 2008, le "collectif 103" vous invite à dénoncer cette situation et à participer à une action surprise.
Rendez-vous à 10h30 devant le bâtiment du 103 boulevard de Waterloo à Bruxelles.
COLLECTIF 103 ASBL
56 rue de Prévoyance à 1000 Bruxelles
Tél./Fax: 02.512.87.44
Email: collectif103@ yahoo.fr
jeudi 20 mars 2008
Tout simplement SARKO
http://www.dailymotion.com/video/x4m4j3_casse-toi-pauvre-con-le-clip_fun
Visite Au Parlement Fédéral
COMMUNIQUE DE PRESSE
Conférence de presse suivie d’une action
Mercredi 19 Mars 2008
à 14h45 au
PARLEMENT BELGE
13 rue de Louvain à 1000 Bruxelles
_________________________________________________________
Ce mercredi 19 mars 2008, sur proposition de plusieurs parlementaires membres des Groupes PS, CDH, MR, OPEN-VLD et CDV-NVA, le Code Judiciaire portant sur la procédure de conciliation préalable en matière de baux de résidence principale est appelé à être à nouveau modifié par la suppression notamment de l’article 1344 septies introduit par la loi programme du 24 décembre 2002.
Après lecture des propositions, amendements et autres discussions au sein des différentes commissions, nous, associations de défense des locataires, de mal logés, collectifs contre les exclusions, comités de défense des ayants droits sociaux, comités de défense des sans-papiers et autres acteurs de terrain du secteur associatif et/ou citoyens nous demandons aux parlementaires de ne pas voter cette proposition de loi.
S’il est vrai que certains petits propriétaires privés et certains locataires désargentés éprouvent parfois des difficultés à travers la procédure obligatoire de conciliation tant notamment par l’absence de la partie adverse le jour de la conciliation que par la lenteur de certains tribunaux à convoquer les parties dans un délai raisonnable, il est tout aussi vrai que cette procédure gratuite permet à nombre de plaignants (locataires ou propriétaires) de trouver un accord à l’amiable et d’éviter un jugement en séance publique avec la conséquence de devoir payer des dépens ou autres frais de procédure totalement inutiles (qui sont depuis peu totalement à charge du perdant!). En outre, les plaignants ou les défenseurs ont la faculté d’être représentés et/ou accompagnés par une association ou une tierce personne.
Plutôt que de supprimer l’article 1344 septies, nous proposons de l’améliorer en créant des commissions de conciliation dans chaque commune regroupant un collège de représentants des propriétaires et des locataires ainsi qu’un médiateur (et/ou un avocat médiateur) chargé d’entériner un accord ayant une valeur contraignante (de jugement) avec des mécanismes appropriés en vue de rendre opérationnelle l’exécution de ce « jugement ». Il est à noter que de telles commissions paritaires pour régler les conflits locatifs existent déjà à titre d’expériences pilotes à Bruxelles-Ville, Charleroi et Gand, mais ne sont actuellement pas contraignantes. Des commissions paritaires de conciliation, obligatoires quant à elles, auraient le mérite de libérer les juges de paix. Nous sommes étonnés qu’aucun parlementaire n’en ait fait mention au cours des débats.
En attendant l’évaluation et la mise en place de ces commissions de conciliation, nous demandons que la procédure actuelle gratuite de conciliation soit maintenue et renforcée par une modification de la loi rendant obligatoire la présence des deux parties quel que soit l’objet du litige locatif (arriérés, insalubrité, etc).
Front Commun des SDF
O.N.H.U.
Syndicat des Locataires
Union des Locataires Marollienne
Union des Locataires de Saint-Gilles
Comité Général d’Action des Marolles
Avec le soutien de : Collectif Solidarité contre l’Exclusion, CEDUC, Colère, UDEP, Solidarités Nouvelles Charleroi, DAK Antwerpen, Chez nous/Bij Ons.
La crise du logement sévit autant à Bruxelles qu’en Flandre et en Wallonie depuis plusieurs années. Les loyers pratiqués dans le privé sont impayables pour la majorité de la population. Dans le secteur public, le logement social est saturé de demandes tandis que les CPAS et les Régies Communales offrent généralement trop peu de solutions de relogement à loyer raisonnable. La situation est dramatique non seulement pour les familles à faibles revenus qui doivent survivre dans des taudis et des logements surpeuplés et qui n’osent pas porter plainte contre leur propriétaire, de peur de recevoir un préavis, mais aussi de plus en plus pour les personnes qui travaillent et qui se voient confrontées, en fin de bail, à des augmentations de loyer insupportables. Qui peut aujourd’hui se payer un appartement de trois chambres à 850 € par mois?
Face à ce constat, nous n’avons pas le choix: il faut se mobiliser. Ce n’est qu’en s’unissant, en exerçant ensemble une pression politique, en organisant des actions, bref en luttant, que les choses pourront réellement changer.
Nos principales revendications:
* Pas d’expulsion sans relogement décent (autre qu’une maison d’accueil)
* Réquisition de tout immeuble vide (logements et bureaux) en vue de les louer à des loyers modérés (simple application des lois déjà existantes).
* Elargissement et augmentation des allocations loyers existantes à toute personne bénéficiant de revenus trop faibles afin qu’en définitive les gens ne doivent plus supporter des loyers trop lourds, que ce soit dans le public ou dans le privé.
* Blocage des loyers.
* Augmentation du nombre de logements de transit.
* Augmentation du nombre de logements à loyer modéré pour tous.
* Suppression du taux cohabitant.
lundi 25 février 2008
mardi 9 octobre 2007
L'exposition photo sur l'occupation du bâtiment 103 boulevard de Waterloo est en ligne
L'exposition photo sur l'occupation du bâtiment 103 boulevard de Waterloo est en ligne sur mon site.
http://www.jamesclimente.com/
http://bearjames.googlepages.com/expositiondeguepir
Un retour en image sur cette occupation hors du commun ou l'état Belge protégeait celles et ceux qu'il traque habituellement : mal-logé, sans-abri, sans-papier, face à l'église de scientologie.
Les bénefices sont partagées avec le collectif 103.
mercredi 3 octobre 2007
Quelques reportages sur l'occupation du 103 boulevard de Waterloo diffusés par TV Brussel
Eigenaar pand Waterloolaan wil krakers weg
dinsdag 24 oktober 2006
Krakers Waterloolaan betogen aan Justitiepaleis
donderdag 26 oktober 2006
Eigenaar mag krakers Waterloolaan niet ontzetten
maandag 06 november 2006
Voorlopige oplossing voor krakers Waterloolaan
woensdag 08 november 2006
Heibel in krakerspand aan Waterloolaan
vrijdag 10 november 2006
Krakers Waterloolaan klagen overheid aan
woensdag 15 november 2006
Actievoerders moeten uit kraakpand Waterloolaan
mardi 2 octobre 2007
Madame Dupuis, Secrétaire d'Etat au Logement
http://www.francoisedupuis.be/code/fr/hp.asp
lundi 1 octobre 2007
Catalogue de l'exposition
CRISE DU LOGEMENT : images et luttes
L’OCCUPATION DU 103 BVD DE WATERLOO A BRUXELLES
ENTRE LE 28 SEPTEMBRE ET LE 17 NOVEMBRE 2006
Exposition du 1er octobre 2007 au 21 décembre 2007
56 rue de la Prévoyance à 1000 Bruxelles
Organisée par l’Union des Locataires Marollienne asbl en collaboration avec l’Union des Locataires de Saint-Gilles asbl, le Comité Général d’Action des Marolles asbl et l’Office d’Art Contemporain asbl.
Introduction
Cette occupation, par des personnes mal logées ou sans domicile fixe, d’un immense bâtiment vide depuis plusieurs années et situé en plein cœur de Bruxelles, fut une expérience inattendue, inoubliable, pleine d’humanité, de bruit et de fureur, qui aura marqué à jamais ses participants. Même si cette action déborde le cadre habituel du travail des associations luttant contre la pauvreté, son résultat (voir le jugement rendu le 15 novembre 2006) et le soutien que nous avons eu de l’opinion publique nous porte à estimer qu’elle a contribué à l’avancement de la lutte pour l’amélioration des conditions de vie d’une grande part de la population touchée de plein fouet par la crise du logement.
Cette exposition raconte, en quelques images, l’histoire de cette aventure.
Le premier jour
Le 28 septembre 2006, quatre associations (l’Union des Locataires Marollienne, l’Union des Locataires de Saint-Gilles, le Syndicat des Locataires et le collectif COLERe) organisent une conférence de presse au Comité Général d’Action des Marolles pour dénoncer la crise du logement et le scandale des maisons vides à Bruxelles en prenant comme exemple un magnifique bâtiment que certains d’entre nous connaissaient déjà puisqu’il s’agissait des anciens bureaux de la Commission Communautaire Française. Cet immeuble aux proportions gigantesques, construit en 1910 par la société des Charbonnages du Centre, était vide depuis quatre ans. Il y avait là de la place et du logement potentiel pour pas mal de monde et en plus les locaux avaient toujours l’air d’être en très bon état. L’immeuble appartenait selon la matrice cadastrale à une société anversoise, Eureal. Il ne s’agissait pas d’un petit propriétaire démuni.
Nous sommes tous entrés dans l’immeuble vers 10h00 avec quatre familles et une trentaine de représentants d’associations, des habitants, quelques SDF et des journalistes. Quelques heures plus tard, plus d’une centaine de personnes, soutenues bénévolement par les associations ayant organisé la conférence de presse (et rejointes dans le feu de l’action par l’asbl Bij Ons-Chez nous), occupaient les lieux dans la bonne humeur. Chacun s’était choisi une pièce qu’il pouvait directement fermer à clef puisque toutes les clefs étaient rassemblées sur le bureau de l’accueil, avec un numéro gravé correspondant au local, comme si elles n’attendaient plus que les habitants.
L’immeuble
Magnifiquement bien situé, à quelques pas de la très chic place Louise à Bruxelles, cet imposant bâtiment de 10.000 m2, de style néo-classique, se compose de dizaines de bureaux en parfait état, très lumineux, répartis sur quatre niveaux. Il y a également une petite cuisine à côté de l’accueil situé au pied du majestueux escalier du rez-de-chaussée, des pièces prévues pour des douches au sous-sol et des pièces d’eau (WC et lavabos) presque neuves à chaque étage ainsi que de très belles salles de réception, notamment l’ancienne librairie « Le Quartier Latin », ouverte sur le boulevard avec ses grandes baies vitrées et donnant sur un agréable jardin intérieur.
Bref, un énorme potentiel pour faire des logements de transit pour familles et sdf sans trop d’aménagements (installation de douches communes au sous-sol, d’une cuisine plus grande et d’un réfectoire au rez…) et organiser divers événements publics comme des fêtes, débats, expositions et des animations pour enfants ainsi que des permanences sociales quotidiennes.
Le propriétaire
En pénétrant dans l’immeuble le 28 septembre, nous ignorions totalement qu’il avait été vendu quelques mois plus tôt à une société de droit privé américaine : la Belgian Building Association Inc (BBAI), défendant les intérêts de la célèbre Eglise de Scientologie. Nous apprenons très vite que l’Eglise aurait le projet de déménager ici son centre européen (actuellement à Copenhague), après avoir procédé à des travaux d’aménagement (cf article du Soir Magazine du 17 mai 2006).
On peut dire qu’on a été gâté entre les tentatives d’intimidation, les déploiements de force, les négociations « amicales », les coups bas de leur avocat (requête unilatérale), les offres alléchantes de nous acheter. Le 5 octobre, nous rencontrons le représentant de la BBAI venu directement de Californie, Mr Neil Levin, dans les bureaux de l’avocat de la société, Me Devreux (également avocat de l’Office National des Propriétaires...). Nous demandons de pouvoir rester sur place, au moins jusqu’au relogement des occupants par les autorités publiques, ce qu’ils refuseront catégoriquement. Ils veulent récupérer leur bien et nous laissent trois jours pour persuader les occupants de partir, sinon, ils nous feront expulser par procédure judiciaire.
Malgré cet ‘accord’, Mr Levin débarque le lendemain à 5h30 avec une milice armée et un chien pour intimider et provoquer les occupants. Ils distribuent des tracts les intimant de partir car «des travaux importants attaquant la structure du bâtiment (allaient) commencer deux jours plus tard et que l’eau et l’électricité (allaient) être coupées».La police vient à notre secours (!) avec le président du CPAS, Mr Yvan Mayeur, le représentant du bourgmestre, Mr Etienne Lambert pour leur demander de sortir le chien et la milice arguant du fait que cela pouvait rapidement dégénérer. Une réunion s’en suit et Mr Lambert rappelle à Mr Levin que ce n’est pas au propriétaire à faire la loi, qu’il y a la justice pour cela et que celle-ci doit suivre son cours. « Ici, on n’est pas en Irak », ajoute Mr José Garcia, du Syndicat des Locataires. Mr Levin a bien du mal à admettre que le bourgmestre n’ait pas déjà fait évacuer les lieux par la police même si l’occupation du bâtiment ne pose aucun problème public d’hygiène et de sécurité.
Une deuxième tentative d’intimidation interviendra un peu plus tard, le 6 novembre, quand une centaine d’adeptes en uniforme, venus de plusieurs pays (surtout d’Italie) envahissent à nouveau l’immeuble au petit matin en réveillant brutalement les gens et en arrachant les tapis et les faux plafonds.
Et c’est donc la seconde fois que nous devons faire appel à la police pour les expulser. Il n’y a qu’en Belgique, patrie du surréalisme, que la police est conviée à protéger des squatteurs contre un propriétaire (d’habitude c’est plutôt l’inverse !). Cet épisode oblige le bourgmestre, Mr Freddy Thielemans, (par ailleurs copieusement insulté et menacé, tout comme notre avocat, par les nouveaux représentants plus musclés de la scientologie) à publier un arrêté obligeant le propriétaire à ne visiter les lieux qu’en petit comité, ceci pour « garantir la sécurité et l’ordre public ». L’immeuble est également partagé entre le 103 pour les squatteurs et le 100-102 (la librairie et les étages) pour les « adeptes » qui vont camper sur place jusqu’à la fin de l’occupation en filmant les allées et venues des occupants afin d’exercer une pression supplémentaire.
Il faut également signaler que durant toute l’occupation des approches individuelles des occupants ont été faites par les scientologues, qui ont offert de l’argent et un logement (pour trois mois !) à ceux qui acceptaient de partir et de témoigner contre nous au procès (voir fausses accusations de violence, de trafic de drogue, etc).
Les occupants
De quelques dizaines le premier jour, l’immeuble a été occupé par environ 250 personnes (toutes recensées, adultes et enfants) qui ont toutes appris par le « bouche à oreille » qu’il y avait moyen ici de trouver un toit. Beaucoup de SDF en ont profité, mais également des familles avec enfants qui préféraient vivre ici plutôt que dans leur taudis surpeuplé, qu’ils regagnaient uniquement pour prendre une douche ou faire à manger.
Très vite il a fallu arrêter d’accueillir de nouvelles personnes, par manque de place (en cas d’urgence le soir, on les accueillait parfois pour une nuit, mais ce ne fut pas viable longtemps). Il fallait aussi demander à ceux qui posaient de sérieux problèmes de partir pour ne pas compromettre la sécurité des occupants et du bâtiment.
En général, la cohabitation s’est bien déroulée. Des gens qui ne se connaissaient pas hier se sont bien entendus, ont noué des liens qui sont encore visibles aujourd’hui malgré le fait qu’ils venaient d’horizons différents (nationalité, langue, religion, ethnie, etc). Ils ont aussi veillé à respecter les lieux et le voisinage, conscients que c’était le meilleur gage d’une qualité de vie pour eux sur place, mais aussi de réussite dans leur projet (soutien de l’opinion publique dans cette occupation).
Ce qui était également extraordinaire, c’est que très rapidement les occupants se sont organisés pour que tout se passe bien au niveau sécurité (tour de garde 24h sur 24 à l’accueil), hygiène, etc., car c’était la seule manière de pouvoir continuer à vivre là dans de bonnes conditions. Même s’il y a eu des conflits et des engueulades, vu le contexte (mouvement spontané, bâtiment immense, public difficile, pressions du propriétaire), on s’en est globalement bien sorti (pas d’incident grave ni de dégradations).
Le mode de décision
Règles de vie commune, grandes décisions, gestion technique, accueil de nouveaux occupants, résolution des conflits… Tous ces points étaient abordés et résolus collectivement via un mode de décision égalitaire.
Tous les occupants étaient conviés à une AG une fois par semaine ou plus selon l’urgence. Les décisions importantes (comme établir des règles de vie commune, nommer des responsables de l’hygiène par étage, rester ou partir, aller en justice…) étaient prises lors de cette AG. C’est également à l’AG que les avocats, Me Alexis Deswaef et Me Johann Thys, expliquaient clairement aux occupants les enjeux et les risques ainsi que la teneur des procédures et des jugements. Chaque décision était donc prise en connaissance de cause. Par contre, la gestion quotidienne était organisée à partir de réunions techniques auxquelles participaient les représentants de chaque association et des délégués des occupants qui relayaient les problèmes, les questions, etc. On invitait aussi à ces réunions d’autres associations pouvant apporter un aide concrète.
On rappelait également à l’AG que les associations étaient là pour aider les occupants, pas pour se substituer à eux. Les consignes d’hygiène, de sécurité, de respect de l’organisation de l’accueil, de la nécessité de calme dans le bâtiment… devaient être acceptées et appliquées librement par tous.
La justice
Alors que nous étions en train de négocier avec elle, la BBAI lance une requête unilatérale afin d’obtenir l’expulsion sans jugement contradictoire pour raison « d’urgence et d’absolue nécessité ». Notre avocat contre-attaque en introduisant une « tierce opposition » au tribunal de première instance en arguant d’une part qu’il n’y a pas d’urgence, puisque la raison invoquée (début des travaux) n’est pas valable (il faut un permis d’urbanisme et aucune demande n’a encore été introduite à l’urbanisme), et que d’autre part, comme tout le monde peut s’en apercevoir, l’immeuble est très bien géré par les associations qui encadrent les occupants « à titre humanitaire et bénévole » et qu’on peut visiter les lieux pour constater ce fait, par ailleurs confirmé très officiellement dans une attestation écrite par le bourgmestre, Mr Freddy Thielemans, qui certifie que « l’occupation menée depuis le 28 septembre se passe sans problème de salubrité ou de maintien de l’ordre public ». Le juge annule donc l’ordonnance d’expulsion puisque l’ « extrême urgence et l’absolue nécessité » ne sont absolument pas démontrées et l’affaire est reportée devant le juge de paix, ce qui nous permettra d’élaborer notre défense.
Justice de paix : droit au logement contre droit de propriété (tous deux inscrits dans la Constitution belge). C’est ainsi que l’on peut résumer l’enjeu du procès qui se tient les 10 et 11 novembre 2006. C’est évidemment le droit de propriété qui l’emporte. La juge Isabelle de Ruydts ordonne dans son jugement du 15 novembre l’expulsion immédiate, sans même accorder un délai de grâce de 15 jours pour que les occupants puissent trouver un logement ailleurs, ce qui est une décision dure même si elle admet qu’il y a un grave problème de logement à Bruxelles (qui est à l’origine de cette occupation) et indique que si l’immeuble avait appartenu à un bailleur public, une obligation de relogement effectif par les pouvoirs publics pourrait se concevoir en cas d’expulsion.
Selon la justice, des personnes privées ne peuvent donc pas « se substituer aux pouvoirs publics » (cf droit de réquisition de la loi Onckelinckx et droit de gestion) et toujours selon elle, on ne peut rendre des propriétaires privés responsables de la crise du logement qui sévit à Bruxelles qui est à l’origine de cette occupation : « il n’appartient pas à des personnes privées mais aux pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour garantir le droit au logement inscrit dans
Bilan de l’occupation
Pour nous et malgré l’expulsion, on peut tirer un bilan très positif de cette occupation. Pendant presque deux mois, un grand nombre de personnes se sont offerts un abri sans qu’il n’y ait eu de conflits importants. Des gens d’habitude très individualistes ont réussi là un vécu collectif. Une solidarité s’est créée spontanément entre eux. Sans se connaître auparavant, ils ont pris des responsabilités et surtout, malgré l’expulsion, ils veulent continuer à lutter ensemble. On a également eu d’énormes échos positifs dans la presse, l’opinion publique. Beaucoup de gens sont venus nous soutenir.
Cette expérience fut en tout cas un moment fort dans la vie des Marolles (après
Les soutiens extérieurs…
Le voisinage, vite convaincu de soutenir notre démarche. Certains nous informent des projets de la scientologie et espèrent qu’on puisse rester !
Plusieurs associations : Attac Bruxelles-1 (pour le compte-rendu des rapports des réunions quotidiennes de gestion), Les Compagnons Dépanneurs (nous ont envoyé des techniciens pour vérifier la sécurité des installations électriques et de chauffage, effectuer des réparations de plomberie, etc), la CSC, FGTB, Espace libre (dons de nourriture), le Centre social protestant, le Front des SDF, Halevi (permanences accueil), la Poudrière et les Petits Riens (dons de meubles), le SMES (psychologues), la CRER et l’UDEP (sans papiers), des représentants de tous les partis (sauf l’extrême droite), la presse, le bourgmestre, l’armée (lits de camps et sacs de couchage), des habitants (dons de vêtements, de couvertures, de nourriture, de temps), etc.
…Nous tenions à vous remercier.
Conférence de presse
28 septembre 2007
Crise du logement :
Images et luttes
Crise du logement : images et luttes.
Introduction
La crise du logement sévit à Bruxelles depuis plusieurs années. Les loyers pratiqués dans le privé sont impayables pour la majorité de la population. Dans le secteur public, le logement social est saturé de demandes tandis que les CPAS et les Régies Communales offrent généralement trop peu de solutions de relogement à loyer raisonnable. La situation est dramatique non seulement pour les familles à faibles revenus qui doivent survivre dans des taudis et des logements surpeuplés et qui n’osent pas porter plainte contre leur propriétaire, de peur de recevoir un préavis, mais aussi de plus en plus pour les personnes qui travaillent et qui se voient confrontées, en fin de bail, à des augmentations de loyer insupportables. Qui peut aujourd’hui se payer un appartement de trois chambres à 850 € par mois ?
Face à ce constat, nous n’avons pas le choix : il faut se mobiliser.
C’est ce que fait l’ULM depuis 15 ans. Notre anniversaire, nous avons souhaité le fêter non seulement en dénonçant la crise du logement (images) mais surtout en rappelant que ce n’est qu’en s’unissant, en exerçant ensemble une pression politique, en organisant des actions, bref en luttant, que les choses pourront réellement changer.
Nos principales revendications :
Pas d’expulsion sans relogement.
Réquisition de tout immeuble vide (logements et bureaux) en vue des les louer à des loyers modérés.
Elargissement et augmentation des allocations loyers existantes à toute personne bénéficiant de revenus trop faibles afin qu’en définitive les gens ne doivent plus supporter des loyers trop lourds, que ce soit dans le public ou dans le privé.
Blocage des loyers.
Augmentation du nombre de logements de transit.
Augmentation des moyens attribués aux AIS et aux associations oeuvrant à l’insertion par le logement et pouvant agir au niveau local.
Augmentation du nombre de logements à loyer modéré pour grandes familles.
Constats
La réalité :
A Bruxelles, la moitié des ménages vit avec moins de 1000 euros par mois et
10 % de la population émarge au CPAS.
Il est impossible pour une part grandissante de la population de se loger dans de bonnes conditions vu les loyers pratiqués dans la capitale de l'Europe et cela concerne aussi les gens qui travaillent et qui ne savent plus trouver à se loger dans des conditions décentes avec leur famille (un logement 2 chambres coûte au moins 750 € par mois, pour 3 chambres, il faut débourser au moins 850 €). Le relogement est encore plus difficile lorsqu’il s’agit de familles nombreuses.
Le nombre disponible de logements de 4 chambres et plus est pratiquement inexistant dans le secteur public et dans le privé, ce type de location (minimum 1200 € par mois) est hors de prix pour la plupart des locataires que nous rencontrons.
On constate souvent que beaucoup de propriétaires demandent des preuves de revenus (6 dernières fiches de paye) mais aussi qu’ils refusent de louer leur bien à des personnes issues de l’immigration, chose que nous déplorons. Il faut savoir que 95 % des familles membres de l’ULM sont d’origine non européenne.
Nous recevons aussi beaucoup de personnes qui se voient signifier un renon pour réaffectation des lieux par le propriétaire ou un membre de sa famille. Bien évidemment, nous sommes pratiquement certains que ce n’est là qu’une solution pour effectuer des travaux dans leurs biens et les relouer à des prix exorbitants. Cette pratique est devenue courante bien qu’interdite par la loi.
Lorsqu’une expulsion est demandée par un propriétaire pour quelque raison que ce soit, le CPAS est directement averti, mais il n'a le plus souvent pas de solution de relogement à proposer (et il renvoie très souvent la famille concernée vers les associations qui auraient peut-être une solution miracle).
Pour ces familles, il manque un nombre important de logements de transit qui sont réservés en priorité aux locataires victimes de sinistres ou d’un arrêté du Bourgmestre ordonnant la fermeture d’un immeuble pour insalubrité publique.
Nous constatons également, de par les états des lieux que nous établissons à la demande des personnes qui fréquentent nos permanences, que de plus en plus de familles vivent dans des appartements insalubres et bien souvent surpeuplés.
La faute n’en revient pas toujours aux propriétaires, mais les familles ayant trouvé un logement correspondant à leur composition n'arrivent pas à déménager faute de moyens financiers.
Les soixante familles membres de notre association qui ont toutes en commun un même parcours de recherche individuelle ont décidé de se mobiliser pour un droit au logement pour tous.
Toutes ces familles ont pris l’habitude de se réunir une fois par mois à l’ULM afin de trouver des pistes ou d’organiser des actions pour sensibiliser le politique à la difficulté à trouver un logement décent avec un loyer modéré en Région de Bruxelles-Capitale.
Solutions existantes
La Région :
Au début de la législature régionale, Madame Dupuis, Secrétaire d’Etat au Logement, nous annonçait un plan de construction de 5000 logements dont 3500 destinés à du logement social. Aujourd’hui seules quelques constructions ont vu le jour. Madame Dupuis reconnaît que la lenteur de l’administration en est la cause mais affirme qu’elle arrivera à la pose d’une première pierre tous les mois.
La Secrétaire d’Etat annonce aussi une allocation loyer de 170 euros pour les allocataires sociaux qui entreraient dans un logement public appartenant aux CPAS et aux régies foncières communales.
Cette mesure va dans le bon sens mais est trop limitée.
Il faudrait élargir les aides locatives à toute personne bénéficiant d'un faible revenu, que ce soit dans le secteur public ou privé. Le critère financier doit être le seul. Il n'est pas normal, par exemple, que des allocations soient refusées pour cause de surpeuplement du logement alors que les loyers pour les logements adaptés aux grandes familles sont hors de prix. Avec le système actuel des ADIL (allocations déménagement, installation, loyer) l'aide n'est accordée que si on bénéficie d'un faible revenu (possible), que l'on quitte un logement insalubre (possible), et que l'on trouve un logement adapté à la taille de la famille et parfaitement salubre (difficile de trouver -dans le privé- un logement en parfait état et à loyer modéré).
La Ville et Le CPAS :
Les loyers pratiqués par ces deux institutions sont également souvent (et paradoxalement) beaucoup trop élevés pour la plupart des demandeurs. Au service location du CPAS, il n’est pas rare de trouver des appartements 4 chambres à 900 euros de loyer. A la Ville de Bruxelles également, un deux chambres se loue 650 € en moyenne. Qui peut donc se payer de tels loyers ?
Une bonne nouvelle toutefois, la Ville de Bruxelles a mis en route un plan de 1000 logements qui se répartit sur six ans. Une partie de ces logements seront à loyers modérés.
On peut également saluer le processus de clarification au niveau des inscriptions sur les listes d'attente des logements communaux. Désormais, c'est l'ancienneté de la demande qui détermine le choix du locataire.
Le logement social:
Si on tient compte des revenus, plus de la moitié des Bruxellois devrait pouvoir obtenir un logement social.
Bien que dans les Marolles le pourcentage de logements sociaux soit de 30 %, sur l’ensemble de la région il n’y a que 8% de logements sociaux.
C’est peu comparé à des grandes villes telles que Paris, Amsterdam ou encore Londres (entre 30 à 50 % de logements sociaux dans ces villes).
Le parc immobilier social se compose de plus ou moins 40.000 logements dont un certain pourcentage doit être rénové.
On dénombre 30.000 familles ou individus en attente d’un tel logement.
Il va de soi que nous mettons en garde nos usagers quant à l'efficacité d'une demande de logement social. Il n’est pas rare en effet que certains attendent depuis 8 ans pour un appartement 2 chambres.
Comme dit en présentation, le nombre de logements pour familles nombreuses est pratiquement inexistant dans la plupart des sociétés publiques.
Aujourd’hui, plus aucune dérogation n’est accordée sous prétexte qu’il y a des cas plus urgents et ce même quand une famille se trouve à la rue avec deux ou trois enfants.
Le système de mutation prioritaire est devenu désuet : en effet, une famille en place qui a un enfant de plus se voit attribuer 100 points de priorité alors qu’une famille devant quitter un logement insalubre et surpeuplé se voit octroyé 2 petits points de priorité. On frise le ridicule !!!
Fondamentalement il est très rare que les gens viennent nous trouver pour chercher un logement social. Ils n’ont pas envie d’aller vivre dans des « boîtes à conserves » comme « La Querelle » ou encore le bien triste "Kartonneblok" à Molenbeek-Saint-Jean. En général, les gens préfèrent se retrouver dans des immeubles plus petits, où ils ne sont pas stigmatisés comme « personnes à problèmes ».
Agences Immobilières Sociales:
Bien que le loyer soit en général plus élevé dans les logements mis en location par les AIS que dans les logements sociaux, il nous semble que ce soit actuellement une piste intéressante pour le relogement des familles à faibles revenus. De l'extérieur un logement "AIS" ne se différencie pas d'un logement privé. Les logements AIS sont disséminés, en principe, dans toute la ville, il n'y a donc pas de grands ensembles inhumains uniformisés générant, entre autre, des problèmes d'insécurité, des problèmes de santé mentale, etc. En outre, les logements AIS répondent aux normes de sécurité et de salubrité déterminées par la loi.
Le seul problème, et il est de taille, c'est que trop peu de propriétaires acceptent de confier leur bien à une AIS soit par manque d'information, soit parce que le loyer AIS est plafonné (donc pas assez rentable pour les propriétaires).
Un autre problème est le coût des logements AIS pour les grandes familles à faibles revenus. Au-delà de trois chambres, le loyer peut être relativement élevé (550 € pour un quatre chambres) et impayable sans une aide locative adaptée.
Achat:
Au niveau du Fonds du Logement, en cas de demande de location, la situation est quasiment semblable à celle du logement social. Listes d’attentes saturées, manque de logements…
Nous proposons dès lors à nos membres et autres usagers d’essayer de constituer un dossier en vue d’un éventuel achat, mais cela n’est pas accessible à tout le monde. En effet, si on veut acheter, il faut déjà avoir quelques économies devant soi et surtout trouver un bien à un prix plafonné déterminé par le FDL en fonction, entre autre, des moyens financiers du demandeur.
Revendications
Depuis plusieurs années, les membres de l’ULM ont décidé de se mobiliser pour le droit à un logement pour tous. On se souviendra des actions menées en partenariat avec d’autres associations pour lutter contre l’insalubrité des logements sociaux, pour dénoncer l'inefficacité des solutions existantes pour le logement des familles à faible revenus et, il y a exactement un an, pour dénoncer le scandale des maisons vides en soutenant l'occupation du 103 boulevard de Waterloo.
Nous avons aussi déploré, lors de l’une de nos actions, la disparition du guichet unique (service régional de diffusion des listes de logements à louer dans les différentes communes de la région bruxelloise).
Nos principales revendications :
1- La réquisition de tout immeuble vide (logements et bureau) depuis plus de deux ans. Application du droit de gestion publique. Développement d’un partenariat avec des associations agréées qui pourraient agir plus rapidement au niveau local (rénovation et gestion sociale des biens réquisitionnés).
2- L’élargissement des allocations loyer existantes à toute personne bénéficiant de faibles revenus. Leur augmentation et leur payement immédiat afin qu’en définitive les gens ne doivent plus supporter des loyers trop lourds, que ce soit dans le public ou dans le privé.
3- Pas d’expulsion sans relogement.
4- Blocage des loyers.
6- Augmentation du nombre de logements de transit.
7- Augmentation des moyens attribués aux AIS et aux associations oeuvrant à l’insertion par le logement et pouvant agir au niveau local.
8. Augmentation du nombre de logements à loyer modéré pour grandes familles.
Les moyens: taxer les spéculateurs, les gros propriétaires, les administrations européennes, les multinationales qui démolissent et construisent des ensemble de bureaux et de logements luxueux, qui expulsent les habitants et contribuent à l'augmentation des loyers dans tout Bruxelles… Et la liste n’est pas exhaustive, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve.
Présentation de l’ULM
L'Union des Locataires Marollienne (ULM), créée en 1992, est une ASBL rassemblant une soixantaine de familles de condition très modeste qui luttent ensemble pour le droit au logement. |
Son action est multiple : 1. Permanences sociales et juridiques ; 2. Accompagnement social de locataires ; 3. Formation et mobilisation des membres ; 4. Recherche de logements à loyer modéré ; 5. Interpellation des responsables politiques ; 6. Actions de mobilisation…
L’ASBL aide les personnes à trouver un logement et à résoudre des litiges qui les opposent aux propriétaires (privés ou publics). Elle organise des réunions mensuelles de mobilisation, de formation sur tout ce qui concerne le logement (problèmes techniques, entretien, loi, etc). Toute l’action est basée sur la solidarité de tous les membres.
Depuis sa création, l’ULM a entrepris plusieurs opérations de rénovation d’immeubles vides et insalubres appartenant à des propriétaires privés ou publics (CPAS, Ville de Bruxelles) et qu’elle sous-louait à ses membres (23 logements actuellement). Depuis 1999, la gestion technique et financière des logements (y compris les rénovations) est assurée par l’Agence Immobilière Sociale Quartiers (AISQ).
Les membres de l’ULM, 60 personnes qui se réunissent tous les mois, connaissent ou ont connu des problèmes de logement. Dans la plupart des cas, les familles habitent dans des logements insalubres et ne trouvent rien dans le privé car les loyers sont très chers et que souvent, les propriétaires sont xénophobes. D’autre part, les sociétés de logement social sont saturées de demandes.
Comme nous le constatons régulièrement lors de nos permanences et de nos visites à domicile, la situation vécue par un nombre de plus en plus important de personnes (surpeuplement et vétusté des logements), entraîne des problèmes de santé notamment chez les enfants qui souffrent le plus souvent d’affections touchant les voies respiratoires.
Vu la crise du logement à Bruxelles, cette situation ne fera qu’empirer et il sera très difficile de trouver un appartement en bon état, suffisamment grand, à un loyer abordable, même quand on travaille.
C’est la raison pour laquelle plusieurs familles et individus ont décidé de se mobiliser ensemble pour faire bouger les choses en matière de logement tant leurs démarches individuelles pour sortir de leur situation locative désespérée n’ont abouti à rien de concret.
L’ULM est subsidiée par le Secrétariat d’Etat au Logement de la Région de Bruxelles-Capitale (Insertion par le Logement) et perçoit également une aide de l’ORBEM (ACS) octroyée par le Ministère de l’Emploi de la Région de Bruxelles-Capitale.
jeudi 20 septembre 2007
CRISE DU LOGEMENT - Images et Luttes
L’Union des Locataires Marollienne a le plaisir de vous convier à son quinzième anniversaire qui aura lieu le vendredi 28 septembre 2007 à 11h00 dans nos locaux, rue de la Prévoyance, 56 à 1000 Bruxelles. A cette occasion, nous organiserons une conférence de presse et nous procéderons au vernissage de deux expositions de photographie d’art se référant à la crise du logement.
Nous serions très honorés de votre présence.
Ci-joint, vous pourrez prendre connaissance de l’invitation officielle détaillant le déroulement de notre journée.
Dans l’espoir de vous voir nombreux,
Bien à Vous,
Jacques Vander Biest
Président
